Comment développer l'attractivité de son territoire grâce à la coopération ? - Wudo

Comment développer l’attractivité de son territoire grâce à la coopération ?

Juil 8, 2024 | Conseils

Comment développer l'attractivité de son territoire grâce à la coopération ?

 

La coopération territoriale au bénéfice du développement économique et de l’attractivité, est un thème central chez Wudo. Nous avons la chance d’accompagner des organisations telles que HDFID, l’agence régionale des Hauts-de-France, l’ADIRA pour l’Alsace, l’ADN-FC pour le Nord Franche-Comté, ou encore Mulhouse Sud Alsace.

Pour bien comprendre le lien entre coopération, communauté et attractivité, nous aborderons cet article de la manière suivante :

  1. Qu’est ce que faire communauté pour un territoire ?
  2. Pourquoi appréhender la coopération par le faire communauté est aujourd’hui indispensable ?
  3. Comment faire communauté sur un territoire ?
  4. Un exemple très concret
  5. 18 idées d’animation communautaire spécifiques aux commerces et aux entreprises que vous pouvez mettre en place sur votre territoire.

 

Bonne lecture !

 

Qu’est-ce que faire communauté pour un territoire ?

Une communauté professionnelle pilotée est un groupe d’individus partageant les mêmes centres d’intérêt et/ou objectifs, ainsi qu’une identité et une culture communes, au sein d’un dispositif géré par une organisation (entreprise, collectivité, administration, association, etc.). Il existe deux grands types de communautés professionnelles : les communautés internes à une organisation et les communautés externes, regroupant des organisations différentes. Aujourd’hui, notre sujet concerne uniquement les communautés territoriales externes.

Chez Wudo, nous aimons rappeler que la coopération fut la clé de notre développement en tant qu’êtres sociaux. Il est important de ne pas l’oublier quand on se lance dans un projet communautaire 🙂 !

Les 3 enjeux pour faire communauté

Dans un environnement professionnel de plus en plus rapide et saturé d’informations, il est crucial de se focaliser sur trois points clés pour réussir à faire communauté :

  1. Réunir les bonnes personnes, c’est à dire des personnes partageant un objectif commun autour de valeurs communes
  2. Dans des environnements de confiance qu’ils soient des lieux physiques ou digitaux.
  3. Partager du contenu de qualité et adapté aux besoins des membres afin de faciliter les mises en relation de grande valeur.

 

Pourquoi appréhender la coopération par le faire communauté est aujourd’hui indispensable ?  

Le monde moderne est passé de VUCA (Volatile, Uncertain, Complex, Ambiguous) à BANI (Brittle, Anxious, Nonlinear, Incomprehensible), ce qui signifie fragile, anxieux, non linéaire et incompréhensible. Pour naviguer plus sereinement dans ce monde, il est urgent de repenser nos modes de coopération afin de créer des écosystèmes professionnels plus résilients. C’est exactement ce que proposent les communautés professionnelles.

Ainsi, déployer un dispositif communautaire coopératif pour le monde économique sur son territoire a pour finalités de :

  • Renforcer la compétitivité et l’attractivité.
  • Soutenir la croissance et la résilience des entreprises locales.
  • Stimuler l’innovation et la création d’emplois.

 

Il est essentiel de comprendre que la mise en place d’une communauté pilotée est un moyen, un outil pour aider un territoire à se développer. Pour qu’il fonctionne et délivre un maximum de valeur, cet outil doit être au service à la fois du territoire qui le pilote et de ses membres, c’est-à-dire les acteurs économiques locaux (start-up, TPE, PME, ETI, artisans, commerçants, associations professionnelles, …) qui y participent et contribuent à la communauté. La valeur de la communauté émerge de l’alignement entre les objectifs du territoire et ceux des entreprises locales. Plus les objectifs du territoire se rapprochent des objectifs des entreprises, plus la proposition de valeur communautaire est forte.

 

Comment faire communauté sur son territoire ?

Maintenant que nous avons compris l’importance de faire communauté et ses bénéfices pour un territoire, abordons les étapes pratiques de cette mise en œuvre.

 

Dispositif communautaire territorial : simple ou complexe ?

Faire communauté sur son territoire est à la fois simple et complexe. C’est simple, car il existe déjà une multitude d’occasions de faire communauté en s’appuyant sur les dispositifs d’ingénierie déjà mis en place par l’État, les administrations et autres collectivités (comme Petite Ville de Demain, Action Cœur de Ville ou Territoire d’Industrie). Cela peut être complexe, car cela nécessite justement de sortir de la logique de programmes, qui ont des approches très verticales et fermées, pour entrer dans une réflexion de coopération transversale, plus inclusive et coopérative. Ainsi, un commerçant peut contribuer à Action Cœur de Ville tout en étant membre du Club d’entreprise local et sponsor de clubs sportifs et associations culturelles. Il devient donc urgent de penser transversalité, coopération globale, actions locales en utilisant les moyens de ces programmes mais en s’affranchissant de toutes leurs barrières politiques et organisationnelles.

C’est pourquoi, seule une approche communautaire peut le favoriser réellement. C’est en s’appuyant d’abord sur les acteurs du territoire, ce qu’on appelle l’approche « bottom up », que le dispositif communautaire sera le moyen le plus efficace de développer la coopération.

 

L’ingénierie communautaire territorial

Pour mettre en place un dispositif communautaire sur votre territoire, il vous faudra :

  1. Un animateur : une personne capable de piloter et d’animer le dispositif. Pour cela, cette personne – votre community builder – devra être suivre une formation à l’animation communautaire, suivre le plan d’animation défini et disposer de suffisamment de ressources (temps + budgets) pour réaliser sa mission.
  2. Un plan d’animation communautaire basé sur 5 piliers :
    • La stratégie : les objectifs et la raison d’être communautaire.
    • Le recrutement : comment acquérir des membres et leur offrir un effet « Whaouw » au moment de leur intégration dans la communauté
    • L’animation : des méthodes pour inciter vos membres à participer régulièrement et les fidéliser
    • La communication : comment communiquer sur le dispositif communautaire afin de valoriser vos membres, vos actions et vos résultats.
    • Le pilotage : les indicateurs pour suivre la vitalité du dispositif et s’assurer qu’il contribue bien à l’atteinte des objectifs fixés.

 

Ces deux éléments sont obligatoires pour réussir votre projet communautaire.

En complément, il peut être pertinent d’outiller votre dispositif par une plateforme communautaire digitale. Cet outil doit être simple, personnalisé et transversal afin de faciliter les échanges, le partage d’information et de documents, et les mises en relation. Il doit également aider au pilotage en fournissant des données et des indicateurs à suivre. L’outil doit être déployé uniquement s’il permet de donner plus d’impact au plan d’actions communautaire. Attention de ne pas tomber dans le piège du : « il suffit de déployer un outil pour que le projet fonctionne, en plus ça nous coutera moins cher ».

 

Pour réussir, s’intéresser d’abord aux besoins de ses membres

Dans un dispositif communautaire piloté par un territoire, on oublie souvent l’importance des membres de la communauté. En effet, on peut être rapidement rattrapé par les enjeux politiques, les contraintes administratives des programmes ou tout simplement par dérivation lié à des objectifs professionnels contradictoires. Pourtant, c’est en répondant d’abord aux besoins des membres (entreprises, commerçants, artisans) qu’on produit de la valeur pour le territoire. Il s’agit d’abord de créer un espace de confiance et d’appartenance communautaire. Ensuite, il faut encourager les interactions entre le territoire et les membres, ainsi qu’entre les membres eux-mêmes, afin de développer des projets communs et faciliter le partage de contenu. C’est seulement alors que la communauté pourra réellement apporter de la valeur au territoire.

Mesurer la valeur : ROI et ROE

Deux indicateurs clés permettent de mesurer l’efficacité d’un dispositif communautaire territorial : le ROI et le ROE.

  • ROI (Return on Investment) : Cet indicateur financier mesure la rentabilité du projet. Toutefois, le ROI est souvent limité car il ne prend pas en compte les bénéfices qualitatifs et indirects d’une communauté.
  • ROE (Return on Engagement) : Cet indicateur non financier évalue la valeur sociale, relationnelle et l’impact qualitatif de la communauté. Il n’existe pas de modèle de calcul standard pour le ROE, mais plus cet indicateur est élevé, plus l’engagement des membres est fort.

Le ROI et le ROE sont complémentaires et devraient être utilisés ensemble pour mesurer la valeur globale d’une communauté territoriale pilotée.

 

Hack Ta Zone : un exemple intéressant et original pour faire communauté sur son territoire

Le projet communautaire Hack Ta Zone fut initié par l’ADIRA – L’agence de développement Alsace – pour les zones d’activités de Colmar. Leur idée, mettre en place un dispositif communautaire pour engager les acteurs du territoire à développer de nouvelles idées lors de hackathons. Explications.

Dans un contexte où les ressources planétaires se raréfient de plus en plus, le foncier devient une composante essentielle. Les futurs aménagements devront impérativement tenir compte de cet enjeu incontournable. Cela nous conduit aujourd’hui à repenser la conception des zones d’activités économiques de demain. Grâce au processus innovant porté par le Hackathon, la communauté « Hack ta Zone ! » ambitionne de faire émerger de nouvelles pistes de réflexion et de proposer des aménagements prototypes pour les zones d’activités de :

  • La Communauté de Communes de la Basse-Zorn : Requalification du Parc du Ried à Hoerdt.
  • Colmar Agglomération : Projet d’extension du Biopôle.

3 thématiques ont ainsi été proposées :

  1. Zone d’activités productrices (emplois, agriculture, énergie, aires de biodiversité, etc…) ?
  2. Temporalité et bien-être (quels usages pour les zones d’activité de demain, pour qui ? , comment les faire vitre en-dehors des zones de travail ? , etc.)
  3. Mieux bâtir et aménager : comment repenser le bâti, comment mutualiser , comment développer la mixité des usages, etc…

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : Hack Ta Zone !

18 idées pour faire communauté sur son territoire

Pour conclure cet article, nous vous proposons 18 idées pour faire communauté sur son territoire : 9 idées d’application pour un Club de commerçants & d’artisans + 9 idées d’application pour un Club d’entreprises d’une zone d’activité. Ces 18 propositions vous sont proposées à parts égales par le savoir-faire de Wudo et les intelligences artificielles de Gemini (Google) et ChatGPT (OpenAI). On vous laisse juger !

9 idées d’application pour un club de commerçants et d’artisans

  • selon Gemini de Google :
    • Événements et Promotions : Organiser des ventes spéciales, des foires artisanales, ou des soirées à thème pour attirer les clients vers les commerces locaux.
    • Programmes de Fidélisation : Mettre en place des cartes de fidélité, des réductions exclusives, ou des avantages pour les clients réguliers afin de renforcer leur engagement.
    • Marketing Conjoint : Développer des campagnes publicitaires et de communication collective pour promouvoir les commerces du centre-ville via des médias locaux, des réseaux sociaux, et des newsletters communautaires.

 

  • selon ChatGPT d’Open AI :
    • Une association de commerçants : une structure qui représente les intérêts des commerçants et met en place des actions collectives de promotion et d’animation.
    • Une plateforme de vente en ligne : un site web ou une application qui permet aux commerçants de vendre leurs produits en ligne et de se faire livrer à domicile.
    • Un programme de fidélité commun : un programme qui permet aux clients de cumuler des points et de bénéficier d’avantages chez plusieurs commerçants.

 

  • selon Wudo :
    • Atelier & Formation : Proposer des ateliers et des formations gratuits ou à prix réduit pour les commerçants sur des sujets comme le marketing digital, la gestion financière, et le service client.
    • Collaborations avec Écoles et Associations : Établir des partenariats avec des écoles locales et des associations pour organiser des événements communautaires, comme des ventes de charité, des collectes de fonds, ou des projets éducatifs.
    • Des événements thématiques : des marchés de Noël, des braderies, des soirées gourmandes…

 

9 idées d’application pour un club d’entreprises d’une zone d’activité

  • selon Gemini de Google
    • Un service de mutualisation de moyens : un service qui permet aux entreprises de partager des ressources telles que des photocopieurs, des imprimantes ou des véhicules.
    • Une plateforme de co-working : un espace de travail partagé où les entreprises peuvent louer des bureaux à un prix abordable.
    • Des formations et des ateliers : des formations et des ateliers sur des thématiques qui intéressent les entreprises de la zone d’activité.

 

  • selon ChatGPT d’Open AI
    • Rencontres et Ateliers Thématiques : Organiser des séminaires, des ateliers et des conférences sur des sujets d’intérêt commun pour favoriser l’apprentissage et l’innovation.
    • Projets de Développement Durable : Lancer des initiatives écologiques, comme des programmes de recyclage ou des projets de réduction de l’empreinte carbone, impliquant toutes les entreprises de la zone.
    • Événements Réseautage et Team Building : Créer des opportunités de networking et de team building pour renforcer les relations inter-entreprises et la cohésion entre les collaborateurs.

 

  • selon Wudo :
    • Un hackathon : l’exemple de l’ADIRA pour les zones d’activités de Colmar. Comment mobiliser tous les acteurs pour redéfinir l’orientation stratégique des zones et les “revitaliser”
    • Economie circulaire : pour faire de la transition environnementale une opportunité de créer de la valeur pour le territoire en s’appuyant sur les ressources locales.
    • Plateforme de mises en relation : pour faciliter la recherche de solution à tous les problèmes, ceux du quotidien comme ceux beaucoup plus structurants, en s’appuyant sur les compétences et les centres d’intérêts des personnes. On ne connaît jamais suffisamment bien son prochain 😉

 

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